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Les femmes travaillent gratuitement à partir du 17 septembre

Mercredi, le 17 septembre, 2008
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les femmes travaillent gratuitement à partir du 17 septembre

Toronto, ON -  Vous rappelez-vous le premier jour libre de taxes en juillet? Pour les femmes, le 17 septembre est la « journée à partir de laquelle vous travaillez gratuitement ». L’année est terminée à 71 %, et il s’agit d’une journée spéciale pour les travailleuses ontariennes qui gagnent en moyenne 71 cents pour chaque dollar que gagne un homme. Toutefois, pour les femmes, cette journée est loin d’être synonyme de liberté financière.

Victimes d’un écart de rémunération entre les sexes global de 29 %, les femmes se voient en réalité refuser l’équité salarial du 17 septembre jusqu’à la fin de l’année alors que les hommes continuent de toucher leur plein salaire. Les femmes de minorités visibles, les femmes handicapées, les femmes mariées et les femmes plus âgées doivent composer avec un écart encore plus grand et commencent donc à travailler gratuitement plus tôt dans l’année. Les employeurs, dont les gouvernements, bénéficient donc du travail des femmes sans devoir en payer la pleine valeur.

Cet écart de rémunération de 29 % est en bonne partie attribuable au fait que le travail des femmes est sous-évalué par rapport à celui des hommes. Cette sous-évaluation s’explique par des préjudices, des stéréotypes et la ségrégation des femmes dans les ghettos d’emplois peu rémunérés. C’est une forme de discrimination qui contrevient la convention C100 de l’OIT sur l’égalité de la rémunération, convention que le Canada a ratifié en 1972.

La Loi sur l’équité salariale de l’Ontario, qui célèbre son 20e anniversaire cette année, devait mettre fin à cette dévaluation en obligeant les employeurs à rémunérer également les femmes et les hommes effectuant un travail comparable. Grâce à cette loi, l’écart de rémunération est passé de 38 % en 1988 à 29 % aujourd’hui. Il demeure néanmoins 29 % trop élevé. Le Canada se classe au 17e rang parmi les 22 pays membres de l’OCDE en matière d’équité salarial et il est dépassé par les États-Unis, où l’écart s’établit à 23 %. À titre comparatif, l’écart de rémunération en Suède – un pays doté de lois proactives sur l’équité salariale, de politiques de travail favorables aux familles et d’un taux de syndicalisation élevé – se chiffre à seulement 10 %.

Dans son rapport de 2007 sur les écarts de rémunération mondiaux, le Forum économique mondial a fait valoir que les « écarts de rémunération entre les sexes » empêchent les économies de réaliser leur plein potentiel. Entreprises, collectivités et gouvernements doivent intervenir fortement pour appliquer l’équité salariale. L’application de la loi sur l’équité salariale doit être renforcée afin d’assurer la force et la prospérité futures de l’Ontario.

La Coalition incite les Ontariennes à écrire au premier ministre et à leur député(e) pour exiger qu’ils agissent sans tarder afin qu’elles n’aient plus à travailler gratuitement pendant plusieurs mois chaque année. Dans le cadre de sa campagne de 20e anniversaire, l’Equal Pay Coalition, de concert avec ses organisations membres qui représentent plus d’un million d’Ontariens, a balayé la province pour faire signer par des milliers de travailleuses des cartes postales implorant le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour combler l’écart. Ces mesures incluent : 1. augmenter le salaire minimum à 10 $ l’heure immédiatement en guise d’acompte vers l’équité salariale; 2. assurer un plein financement public des rajustements au titre de l’équité salariale dans le secteur public; 3. assurer un plein financement de la Commission, du Tribunal et des services de soutien juridique offerts aux requérantes, surtout dans le secteur privé où le taux de conformité est bas et l’écart est plus élevé. Les femmes sont encouragées à communiquer avec leur syndicat ou la Commission si elles jugent qu’elles sont victimes de discrimination salariale.

Jusqu’à ce jour, le gouvernement de l’Ontario tarde à agir. Il est temps de demander au gouvernement et aux employeurs de l’Ontario de rendre des comptes sur l’équité salariale.

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L’Equal Pay Coalition a été fondée en 1976. Son appel urgent à l’action est appuyé par ses membres comprenant des syndicats ouvriers, des organisations communautaires et de justice sociale ainsi que des organisations de femmes d’affaires et de professionnelles qui représentent collectivement plus d’un million d’Ontariens. Visiter www.equalpaycoalition.org pour connaître la liste des membres et consulter d’autres documents d’information.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Mary Cornish, présidente de l’Equal Pay Coalition : 416-964-5524, mcornish@cavalluzzo.com.

Données statistiques :

  • Les femmes de minorités visibles gagnent 36 % de moins que les hommes.
  • Les femmes autochtones gagnent 54 % de moins que les hommes.
  • Les femmes handicapées gagnent beaucoup moins que les femmes et les hommes sans handicap.
  • Les femmes mariées affichent l’écart le plus grand : 33 %.
  • Le revenu médian des retraitées est près de deux fois moins élevé que celui des retraités.

474 Bathurst Street, Suite 300,
Toronto, Ontario  M5T 2S6
Tel: 416-964-1115  Fax: 416-964-5895
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