Le mercredi 7 mars 2007
À publier immédiatement
Toronto, ON Les employés d’Air Canada en poste à l’aéroport international Heathrow de Londres ressortent avec leur sécurité d’emploi intacte au terme d’une autre tentative par la ligne aérienne d’impartir leurs tâches au nom de la responsabilité financière.
Le 15 février 2007, Air Canada informait le Syndicat des transports et de la manutention représentant les préposés d’escale dans l’aire de trafic, les bagagistes, les préposés au nettoyage d’avions et les préposés au chargement ainsi que l’AMICUS représentant les préposés à l’équipement de servitude au sol qu’elle avait signé une lettre d’intention visant à impartir les emplois de leurs membres. Cette nouvelle a annoncée à la veille de la fusion des deux syndicats sous la bannière du TGWU.
En vertu des modalités de sa convention collective, le TGWU a le droit de proposer son propre plan d’affaires pour que le travail continue d’être réalisé à l’interne. Au terme de deux semaines de négociations ardues, une entente a été conclue pour préserver les 275 emplois touchés mais à fort prix. Encore une fois, les négociations achoppaient sur la question des pensions.
Afin de conserver leur emploi, les membres du TGWU n’ont eu d’autre choix que d’éliminer le régime de retraite pour tous les nouveaux employés. « C’est avec beaucoup de regret que nous avons accepté cette concession, mais c’était la seule façon pour nous de réduire l’écart et de continuer de réaliser le travail à l’interne » d’affirmer une source du TGWU.
« Cette situation ne fait que confirmer ce que les membres canadiens de l’AIMTA savent depuis toujours : aucun employé d’Air Canada n’est à l’abri si l’objectif est de couper dans les dépenses, explique le coordonnateur des lignes aériennes pour l’AIMTA, Carlos DaCosta. Si nous souhaitons réussir, nous devrons demeurer solidaires peu importe où nos membres se trouvent. »