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Un salaire minimum national se fait attendre depuis trop longtemps!

Le vendredi 24 novembre 2006
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Toronto, ON – « Le besoin d’un salaire minimum national n’a jamais été aussi criant et j’applaudis le NPD pour le leadership dont il a fait preuve en dirigeant cette initiative », de déclarer le vice-président général canadien de l’AIMTA, Dave Ritchie.

« La récente présentation du projet de loi C-375 sur l’adoption d’un salaire minimum national constitue une autre éloquente manifestation de la lutte que livre le NPD au nom des travailleurs et des familles du Canada », ajoute-t-il

Le projet de loi C-375, Loi modifiant le Code canadien du travail (salaire minimum), a été présenté par la députée néo-démocrate Peggy Nash (Parkdale-High Park) et appuyé par la députée néo-démocrate Libby Davies (Vancouver-Est). S’il est adopté, il s’appliquera à tous les travailleurs de compétence fédérale dans chacune des provinces et chacun des territoires, soit environ 10 % de la main-d’œuvre canadienne, dont des travailleurs des transports et des télécommunications ainsi que certains travailleurs autochtones. Le salaire minimum fédéral a été éliminé en 1996 par le gouvernement libéral et, depuis, ce sont les taux actuels des provinces ou des territoires que le fédéral adopte comme taux minimums.

« Une personne seule travaillant à temps plein au Canada qui gagne 10 $ de l’heure atteint tout juste le seuil de pauvreté, explique Davies. Le fait de hausser le salaire minimum bénéficiera aux salariés à faible revenu et représente un outil très efficace dans la lutte contre la pauvreté. »

Le Conseil canadien de développement social a insisté sur l’importance d’un salaire minimum fédéral et recommande un taux horaire de 10 $. Dans son mémoire récemment déposé à la Commission d’examen des normes du travail fédérales, le Conseil affirme que « l’importance du Code canadien du travail s’étend bien au-delà du nombre de travailleurs qu’il couvre et peut servir de “meilleure pratique” en matière de normes du travail d’un bout à l’autre du pays ».

Nash espère que son projet de loi trouve des appuis auprès de députés de tous les partis politiques. « Il faut hausser le salaire minimum, car dans une société juste et équitable, personne qui travaille à temps plein durant toute une année ne devrait vivre dans la pauvreté », explique Nash.

L’AIMTA figure parmi les plus gros syndicats ouvriers en Amérique du Nord. Elle représente plus de 700 000 membres actifs et retraités et gère plus de 5000 conventions collectives dans les industries des transports, du travail du bois, de l’aérospatiale et de la défense.

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Renseignements :
Dave Ritchie, vice-président général canadien de l’AIMTA
416-386-1789

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