La Commission des relations de travail dans les services publics a statué que les agents correctionnel fédéraux ont le droit légal de porter des chapeaux et des épinglettes pour signifier leur adhésion à l’Association nationale des agents correctionnels fédéraux.
Dans sa décision rendue le lundi 6 juin 2005, le Commission conclut que le port d’une casquette et d’une épinglette identifiées à l’ANACF représente une activité légitime et légale d’une organisation syndicale dûment autorisée et ne met en péril d’aucune façon la sécurité des détenus, du personnel et des agents correctionnels dans leurs établissements respectifs. « Cette décision change toute la donne, de déclarer Nelson Hunter, membre du comité directeur de l’ANACF. Toute la question de la légitimité de l’ANACF vient d’être réglée définitivement puisque la commission reconnaît dorénavant l’ANACF comme une organisation syndicale et concède le droit à ses membres et supporters de porter des casquettes et des épinglettes identifiées à l’ANACF. »
Hunter prétend que la décision appuie la politique de l’ANACF qui prône le professionnalisme dans toutes ses discussions avec l’employeur. « Nous avons démontré que lorsqu’on prend les préoccupations de ses membres au sérieux et les présente d’une manière mature, il est possible de gagner et de faire entendre raison à l’employeur. » L’ANACF avait déposé une plainte auprès de la commission le 4 août 2004 pour dénoncer la discrimination exercée contre ses membres, qui s’étaient fait interdire le port de casquettes et d’épinglettes identifiées à l’ANACF dans le milieu de travail.
« Nous avons maintenant la reconnaissance de l’employeur, nous avons démontré que nos méthodes produisent des résultats et nous symbolisons l’action aux yeux des agents correctionnels désillusionnés par l’échec du SACC à livrer une nouvelle convention collective au terme de trois longues années. »
« Cela illustre bien la représentation que nous assurons à nos membres. Pensez à ce que l’ANACF pourra accomplir lorsqu’elle deviendra l’agent de négociation officiel des agents correctionnels fédéraux. »