Le mardi 3 mai 2005
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Toronto L’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale incite le parlement à corriger les problèmes inhérents à l’industrie canadienne du transport aérien avant de mettre en œuvre un quelconque accord de ciels ouverts avec les États-Unis.
C’est le message qui a été livré aux membres du Comité parlementaire permanent des transports dans le cadre des audiences tenues sur l’assouplissement du transport aérien et le système aéroportuaire du Canada. « À notre avis, notre industrie n’est aucunement en état de bénéficier d’un assouplissement accru du transport aérien à l’heure actuelle, de déclarer Paul Lefebvre, président de la section locale 2323 de l’AIMTA. La déréglementation dans notre vaste pays peu densément peuplé a eu des répercussions négatives sur notre industrie, laissant derrière elle un transporteur national instable et deux transporteurs à faibles coûts qui se font la lutte pour s’accaparer des parts de marché. »
Selon une étude menée sur l’ouverture des ciels entre le Canada et les États-Unis, préparée pour le compte des sections locales de l’AIMTA représentant les employés d’Air Canada par Louis Gialloreto de Stowe & Breton Consultants, le Canada émerge lentement de sa deuxième récession provoquée par la déréglementation et doit d’abord faire le ménage sur son propre territoire avant d’inviter ses voisins à partager ses ciels. L’étude recommande que le Canada commence à rectifier la situation en s’attaquant d’abord aux grands enjeux tels que la montée en flèche des loyers aéroportuaires, l’absence de reddition de comptes par les autorités aéroportuaires qui perçoivent pourtant des frais d’utilisation parmi les plus élevés du monde, l’escalade des redevances de navigation aérienne et la majoration des frais de sécurité qui sont d’ailleurs plus élevés que ceux perçus aux États-Unis.
« Nous devons réduire les loyers payés au gouvernement pour l’utilisation des installations et les économies ainsi réalisées doivent bénéficier aux usagers, d’ajouter Lefebvre. Une fois que les loyers seront mieux gérés, nous devrons porter notre attention sur les autorités aéroportuaires. À notre avis, notre gouvernement doit exercer plus de contrôle sur les autorités aéroportuaires et les forcer à mieux gérer leurs coûts. Quelqu’un doit rendre ces organisations imputables pour ce qui est de leur sélection, de leur mandat et de leurs responsabilités. »
« Notre étude fait valoir le besoin d’égaliser le terrain avant de songer à assouplir davantage notre système de transport aérien en fonction du modèle américain, dit-il. À moins que nous n’apportions ces modifications, nous perdrons notre système. » L’AIMTA est le principal syndicat représentant le secteur du transport aérien du Canada.
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Renseignements :
Paul Lefebvre, président de la section locale 2323 de l’AIMTA
(905) 678-0010