Le mardi 3 mai 2005
À publier immédiatement
Toronto L’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale qualifie la fermeture du centre d’appels de Toronto de British Airways de trahison à l’endroit des 160 travailleurs et travailleuses qui perdront leur emploi en raison de la décision.
« Au cours des négociations de l’année dernière, on nous a dit que le centre d’appels de Toronto demeurerait ouvert si nous acceptions de signer une convention collective juste et équitable sans tarder, d’expliquer Sandro Sperduti, délégué adjoint du district 140 de l’AIMTA. Nous avons fait notre part. Nos membres ont continuellement réparé les pots cassés du centre d’appel de Jacksonville et voilà maintenant comment la compagnie nous remercie. C’est certain que nos membres sont attristés, car ils se sentent trahis. »
Les 160 membres de la section locale 2413 de l,AIMTA sont à l’emploi de British Airways à Toronto et travaillent comme préposés aux appels, agents de vente par téléphone et agents de réservations. British Airways a annoncé qu’elle fermait son centre d’appels de Toronto et justifié cette décision en invoquant le fait que le nombre d’appels avait chuté de 25 % au cours des deux dernières années. Cette décision a été prise en dépit des éloges du premier vice-président, Irv Rudowitz, qualifiant les employés en poste à Toronto des plus professionnels et des plus agréables avec lesquels il avait eu l’occasion de travailler. Pour sa part, le transporteur affirme que de plus en plus de clients réservent leurs billets et téléchargent leur carte d’embarquement par Internet, une tendance globale dans l’industrie.
British Airways desservira dorénavant tous ses clients canadiens depuis ses centres d’appel de New York et de Jacksonville, exploités par Flytel, une filiale en propriété exclusive. La ligne aérienne a offert aux employés touchés la possibilité d’être mutés au centre d’appels de Jacksonville, en Floride, pourvu qu’ils soient admissibles à travailler aux États-Unis. « À première vue, l’offre peut sembler bonne, mais elle est creuse, d’ajouter Sperduti. L’ancienneté et le salaire que touchent actuellement nos membres ne seront pas reconnus en Floride. Nos membres devront donc recommencer au bas de l’échelle. Ce n’est pas très alléchant pour quiconque comptant plus de vingt années de services à son actif. »
Les Machinistes se réuniront avec les représentants du transporteur le 9 mai afin de discuter de possibles bonifications à l’indemnité de départ et aux autres options offertes aux employés touchés. Le centre d’appels de Toronto fermera ses portes le 31 décembre 2005.
Renseignements :
Sandro Sperduti, délégué adjoint du district 140 de l’AIMTA
(905) 671-3192
Bill Trbovich, directeur des communications de l’AIMTA
(416) 386-1789, poste 31 ou (416) 735-9765