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Les Machinistes affirment n’avoir rien à gagner de l’accord « ciel ouvert »!

Le mercredi 23 mars 2005
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Toronto - Selon Dave Ritchie, vice-président général de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale, il n’y a rien à gagner d’une nouvelle ronde de négociations sur un accord « ciel ouvert » avec les États-Unis.

Ritchie a émis cette déclaration dans le cadre d’une déposition au Comité permanent de la Chambre des communes sur les transports, qui tient des audiences sur l’assouplissement du transport aérien dans le système aéroportuaire du Canada d’un bout à l’autre du pays. L’AIMTA est le principal syndicat canadien du transport aérien, représentant plus de 15 000 travailleurs et travailleuses œuvrant dans l’industrie.

L’AIMTA s’oppose vigoureusement à toute poursuite des négociations avec les États-Unis en vue de la conclusion d’un accord « ciel ouvert ». Ritchie a d’ailleurs qualifié de perturbants les documents d’orientation sur l’assouplissement du transport aérien du ministre des Transports, Jean Lapierre. « L’argumentation présentée dans ce document est peu convaincante et désinvolte, d’affirmer Ritchie. Le document ne fournit aucune donnée et ne constitue aucune base d’analyse. »

« Nous constatons le manque d’analyse des répercussions de la déréglementation à ce jour, le manque d’analyse des conséquences potentielles des diverses modifications proposées à la réglementation et l’omission de considérer comment l’autorisation d’une telle stratégie pourrait rendre le Canada dangereusement vulnérable dans un monde de plus en plus régi par des monopoles. »

Les Machinistes ont incité le comité à étudier des solutions de rechange aux initiatives simplistes d’assouplissement du transport aérien. « Tout geste irréfléchi pourrait avoir pour conséquence de nous laisser sans des transporteurs canadiens d’envergure engagés à desservir les collectivités canadiennes, d’ajouter Ritchie. Les principales routes seraient dominées par les grands transporteurs étrangers, intéressés uniquement à nos principaux marchés. En conséquence, les centres urbains plus petits auraient à composer avec des services à coût élevé ou encore ne seraient aucunement desservis. »

Les Machinistes se sont aussi catégoriquement opposés à l’assouplissement des exigences touchant le contrôle intérieur en matière de propriété des transporteurs aériens. « Nous sommes très inquiets qu’en l’absence de restrictions sur la propriété, les transporteurs pourraient battre “pavillon de complaisance” et inscrire leurs aéronefs là où les normes de sécurité et les autres normes sont les plus rigoureuses. Cela nuirait directement à la situation d’emploi au Canada. »

Les Machinistes ont également incité le comité à se pencher sur les activités des autorités aéroportuaires d’un bout à l’autre du pays. « La structure actuellement en place ouvre toute grande la porte à la folie des grandeurs, aux délits d’initié et à l’élaboration de politiques qui portent atteinte à l’environnement ou à l’économie », de déclarer Ritchie.

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Renseignements :
Bill Trbovich, directeur des communications de l’AIMTA
(416) 386-1789, poste 31/(416) 735-9765

 

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