Le jeudi 27 janvier 2005
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Toronto « Tous les députés fédéraux ont le devoir dobserver la Charte canadienne des droits et libertés au moment de voter sur le projet de loi autorisant le mariage entre conjoints de même sexe », de déclarer le vice-président général de lAIMTA, Dave Ritchie.
Les parlementaires passeront au vote sur le projet de loi à la reprise des travaux de la Chambre des communes à Ottawa la semaine prochaine.
« La Charte garantit le droit fondamental de vivre en labsence de discrimination, dajouter Ritchie. Cest un chemin que nous avons déjà parcouru dans le passé. Rappelons-nous le consentement du droit de vote aux femmes et aux Canadiens dorigine africaine ou encore lélimination de la taxe dentrée imposée aux travailleurs chinois. Ce sont maintenant les mêmes arguments qui sont invoqués. »
De faire valoir Ritchie : « Il sagit dune question de droits de la personne, non une question religieuse. En vertu de la Charte, les dirigeants religieux ont la liberté de choisir qui ils acceptent de marier. Sept provinces et un territoire ont déjà légalisé le mariage entre conjoints de même sexe et la Cour suprême a autorisé nos parlementaires à légiférer en cette matière. »
Cet enjeu de société mettra la démocratie à rude épreuve. Les débats et les discussions sur ce projet de loi en Chambre seront sans doute passionnés, et il est possible que le projet de loi ne soit pas adopté. « Notre Parlement se voit offrir une occasion unique de hisser le Canada en tête de liste mondiale des nations qui protègent les droits de la personne. Tout commence chez-nous et le projet de loi sur le mariage entre conjoints de même sexe est une étape cruciale dans la lutte pour légalité. Nous ne pouvons nous permettre dy passer outre », de dire Ritchie.