Washington, D.C., le 16 mars 2004 LAssociation internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de laérospatiale (AIMTA) ainsi que la FAT-COI réclament limposition de sanctions commerciales contre la Chine pour punir la suppression brutale par ce pays des droits des travailleurs. Elles dénoncent dailleurs ces pratiques commerciales déloyales en vertu des lois en vigueur.
La requête réclamant limposition de sanctions, déposée en vertu de la section 301 de la Trade Act de 1974, représente la première instance la Chine est accusée de pratiques commerciales déloyales en raison de son dossier en matière de droits de la personne. En vertu de la Trade Act, le président est investi du pouvoir dimposer des sanctions contre tout pays qui sengage dans des « pratiques commerciales déraisonnables ».
« La Chine viole régulièrement les droits de la personne, y compris le droit quont ses travailleurs de se regrouper librement en syndicats et de négocier collectivement, de dire le président international de lAIM, Tom Buffenbarger. La requête en vertu de la section 301 inclut une analyse économique qui démontre ce que nous affirmons depuis des années : la main de fer que la Chine exerce sur ses travailleurs a pour effet de réduire artificiellement les coûts de main-duvre, lui permettant ainsi de vendre ses produits à plus bas prix et dassurer le développement de son secteur industriel au détriment du nôtre. »
La requête documente également lhistoire violente de la Chine en matière de suppression des syndicats ouvriers autonomes et sa négligence à mettre en uvre des normes minimales garantissant la santé ou la sécurité en milieu de travail.
« La Chine a couramment recours à lemprisonnement et à lassassinat de travailleurs afin de les contrôler, ajoute Buffenbarger. Ces abus déforment le commerce, abaissent les salaires et diminuent les travailleurs. » Le président des États-Unis dispose de 45 jours pour donner suite à la requête.
« La Chine maintient ses politiques de travail misérables en dépit de son admission à lOMC, conclut Buffenbarger. Quiconque doute des atrocités commises en Chine na quà consulter les rapports produits par le département dÉtat des États-Unis. »
En plus de cette requête aujourdhui, le président Buffenbarger a également envoyé une lettre aux dirigeants chinois les incitant à libérer immédiatement deux travailleurs militants qui sont actuellement en prison après avoir participé, en 2002, à une manifestation pacifique pour réclamer de meilleurs salaires et avantages sociaux.
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