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L’AIM conclut un accord de principe avec Air Canada pour assurer la survie du transporteur

À PUBLIER IMMÉDIATEMENT
Le 27 mai 2003

L’AIM conclut un accord de principe avec Air Canada pour assurer la survie du transporteur

TORONTO – Les négociateurs de l’AIM ont conclu un accord de principe avec Air Canada mardi soir, le syndicat ayant accepté de faire sa part pour garder en vol le transporteur aux prises avec de graves difficultés financières.

De dire le vice-président général canadien Dave Ritchie dans le cadre d’une sombre conférence de presse en fin de soirée : « S’agit-il d’un jour heureux? Absolument pas! Des choix difficiles ont dû être faits pour assurer la survie de la ligne aérienne et protéger le gagne-pain de nos membres, leurs familles et les communautés qu’ils habitent. »

Ritchie a fustigé le gouvernement fédéral libéral en dénonçant sa négligence disgracieuse de la crise secouant la ligne aérienne. « Quelle honte! Nos membres sont prêts à faire des sacrifices, mais vous n’avez absolument rien fait pour protéger les emplois dans cette industrie. Le moment est venu pour ce gouvernement d’arrêter de faire de la politique et de commencer à gouverner », a-t-il affirmé. Il a cité en exemple le gouvernement américain qui, contrairement à celui du Canada, a débloqué des montants élevés pour ses lignes aériennes confrontées à des problèmes similaires.

Toujours selon Ritchie, le seul dénouement positif des négociations est que le syndicat a réussi à protéger les régimes de retraite des membres de l’AIM.

« Pour notre syndicat, c’était un point sur lequel nous n’étions prêts à faire aucune concession, et les autres syndicats d’Air Canada nous ont appuyés. Nous avons donc travaillé ensemble pour assurer la protection des régimes de retraite. À cet égard, nos membres actifs et retraités pourront se coucher la tête tranquille ce soir », de conclure Ritchie.

Voici les points saillants de l’accord de six ans :
  • Renoncement à l’augmentation salariale de 2,5 % déjà négociée pour 2003 et 2004
  • Réduction de 1,5 % des salaires seulement, pouvant être renégociée après trois ans. Les négociations salariales à la réouverture de la convention seront soumises à l’arbitrage obligatoire
  • Rémunération de toute heure supplémentaire travaillée au taux majoré de 50 %
  • Aucune heure de dîner payéeÉlimination de toutes les primes de quart
  • Réduction du nombre de journées de maladie qui passe de 12 à 6
  • Mise à pied de 1 399 membres

Ritchie a fait valoir qu’il s’agissait d’une journée difficile pour l’AIM. « Nous travaillons sur cet accord depuis plus de 60 jours, mais nous ne sortons pas triomphants des négociations. Nous avons dû accepter des choses que nous n’aurions jamais accepté auparavant. Mais, les temps sont difficiles et les moyens le sont tout autant. Le syndicat et la compagnie ont surmonté plusieurs obstacles majeurs pour permettre à Air Canada de poursuivre ses activités. Nous avons fait ce que nous devions faire. »

Le vice-président canadien a remercié tous les membres de l’équipe de négociation de l’AIM « pour avoir tenu le coup pendant un processus extrêmement difficile vers l’atteinte d’objectifs très pénibles ».

L’accord de principe doit être ratifié par les membres de l’AIM. Cela devrait se faire d’ici le 30 juin 2003, soit la date établie par le juge Farley.

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Personne-ressource : Dave Ritchie, vice-président canadien, AIMTA Canada
Source : Frank Saptel, représentant des communications
Cellulaire : (416) 579-1481


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