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DES MEMBRES DU SYNDICAT DES MACHINISTES EXIGENT D’ÊTRE PAYÉS POUR 40 HEURES EN ÉCHANGE DE 40 HEURES DE TRAVAIL

Le 3 octobre 2002

À PUBLIER IMMÉDIATEMENT

DES MEMBRES DU SYNDICAT DES MACHINISTES EXIGENT D’ÊTRE PAYÉS POUR 40 HEURES EN ÉCHANGE DE 40 HEURES DE TRAVAIL

Sault Ste. Marie, ON – Les employés de six concessionnaires automobiles sont en grève depuis le 23 septembre dernier. Leur revendication est très simple : ils veulent être payés pour 40 heures en échange de 40 heures de travail.

Ces 120 membres de la section locale 2332 de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA) affirment qu’ils font toujours les frais des employeurs vu les tarifs forfaitaires non réalistes payés pour les réparations automobiles sous garantie.

« Ce n’est qu’un des nombreux enjeux qui nous ont poussés à déclencher la grève », de dire Pat Murphy, délégué du personnel pour l’AIMTA.

« À l’heure actuelle, nos membres travaillent 40 heures par semaine, mais n’en sont payés que pour 36 heures. Cette situation est en bonne partie attribuable aux garanties et aux garanties prolongées des automobiles. Autrement dit, nous devons réparer l’automobile peu importe le temps que ça nous prend. Toutefois, nous recevons un montant forfaitaire pour chaque réparation. Donc, si la réparation nous prend six heures mais que nous ne sommes payés que pour trois heures, vous voyez bien que nous en sortons perdants au bout de la semaine ou du mois.

Nous ne réclamons que le droit d’être payés pour toutes les heures que nous travaillons. Si les concessionnaires de Thunder Bay réussissent à le faire, ceux de Soo peuvent en faire autant. À notre avis, les employeurs ne négocient pas en toute bonne foi. Nous prétendons même qu’ils voulaient que nous fassions la grève », d’ajouter Murphy

Un autre point de litige entre les travailleurs et la direction est la tactique de fractionnement qui consiste à offrir différentes augmentations salariales à différents groupes de travailleurs. Les mécaniciens automobiles se sont vu offrir une hausse de 7 % tandis que l’offre faite aux carrossiers ne se chiffrait qu’à 2 %.

« Ils pensaient que nos mécaniciens laisseraient tomber les autres groupes », affirme Murphy.

De plus, le syndicat a déposé les demandes suivantes :

– une « clause de révision » applicable aux cas disciplinaires, limitant la durée de la période au cours de laquelle l’employeur est autorisé à utiliser le registre d’emploi d’un travailleur contre ce dernier (pour prévenir des retours en arrière abusifs tel que 17 années dans un récent cas);
--une échelle salariale unique pour les ouvriers de garage non spécialisés au lieu des trois échelles actuelles;
--une échelle salariale pour les apprentis;
--la rémunération du temps de déplacement lorsque l’employeur exige à un employé de suivre un cours de formation;
--des droits de rappel pendant un an.

-30-

SOURCE : Pat Murphy, représentant de la Grande loge Bureau canadien : 15, place Gervais, bureau 707, Toronto, Ontario M3C 1Y8 (416) 386-1789



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