Toronto, ON L’AIMTA a donné son appui à une initiative du NPD en Ontario visant à sauver et à protéger les emplois manufacturiers en Ontario. « L’Ontario a perdu 87 000 emplois manufacturiers depuis juin 2004, et le gouvernement McGuinty n’a rien fait pour stopper l’hémorragie », de déclarer le vice-président général canadien de l’AIMTA, Dave Ritchie.
Ritchie s’est joint à des dirigeants et des membres du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), des Métallurgistes unis d’Amérique (MUA) et de la Fédération du travail de l’Ontario (FTO) lors d’une conférence de presse tenue à Queens Park pour annoncer l’initiative. L’initiative, qui compte quatre volets, a été déposée sous la forme de projets de loi d’initiative parlementaire à l’Assemblée législative de l’Ontario le 8 juin 2006. Elle demande la création d’un poste de commissaire de protection de l’emploi, une initiative qui a connu du succès en Colombie-Britannique. L’objectif en Ontario est le même en bonne mesure : rehausser la compétitivité et l’efficacité de l’économie de l’Ontario tout en tentant de prévenir la fermeture de milieux de travail et les pertes d’emplois qui en découlent.
L’initiative prévoit également une bonification des indemnités de départ prévues dans la Loi sur les normes d’emploi. Les indemnités de départ seraient payables à toute personne comptant une année de services ou plus, plutôt que les cinq années actuellement exigées. De plus, les délais d’avis en cas de licenciement massif seraient prolongés. L’initiative réclame également la mise sur pied du Conseil du marché du travail de l’Ontario, lequel serait responsable des programmes de recyclage et d’adaptation mis en place à la suite d’une fermeture d’usine. Le dernier projet de loi porte sur la création d’un fonds de protection des salariés qui serait financé par des primes perçues des employeurs. Ainsi, les travailleurs seraient assurés de toucher leur salaire non payé, leurs indemnités et leur paie de vacances dans le cas où leur employeur déclarait faillite ou devenait insolvable.
D’ajouter Ritchie : « Je pensais qu’un gouvernement était élu pour représenter la population de cette province, mais j’ai eu tort puisqu’il n’a fait preuve d’aucun leadership dans ce dossier. La situation ne peut plus perdurer. L’Ontario doit se doter d’une stratégie de protection des emplois. »