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| Les Conservateurs de lOntario donnent à leurs amis chefs dentreprise main libre sur les surplus des caisses de retraite Par Louis Erlichman Directeur canadien des recherches |
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| Le 30 octobre, pendant que la ministre ontarienne des Finances, Janet Ecker, prononçait un discours pour annoncer une série de mesures visant à « protéger la confiance du public », elle offrait une gâterie dHalloween attrayante aux entreprises qui contribuent aux coffres du gouvernement Eves sous la forme de modifications apportées aux dispositions sur les surplus de la Loi sur les régimes de retraite de lOntario. Ces mesures, camouflées dans le projet de loi omnibus sur le budget, donneraient main libre aux employeurs de soutirer tout surplus des régimes de retraite ontariens faisant ainsi fi des droits des participants à ces régimes, des droits assurés par des décisions des tribunaux, et mettant ainsi fin à un système de partage des surplus qui fonctionnait bien depuis dix ans. Contrairement aux promesses faites dans le budget déposé en juin de consulter les intéressés, ces modifications à la loi ont été glissées sans donner aucun avis aux syndicats et avec lintention claire de les faire adopter avant la fin de lannée. Il est particulièrement inquiétant de voir que le gouvernement donne aux employeurs un accès aux suspensions de cotisations et aux « surplus » des caisses de retraite à un moment où la déconfiture des marchés boursiers a plongé plusieurs régimes de retraite dans une situation financière précaire, mettant ainsi plusieurs régimes de retraite et plusieurs retraités en péril. La dernière chose dont nous avons besoin est de donner aux chefs dentreprise un accès encore plus facile aux fonds de retraite. La loi des Conservateurs vise clairement à éliminer les droits limités des participants aux régimes de se partager les surplus de leur caisse. Elle habilite expressément lorganisme de réglementation (qui sera régi à lavantage des entreprises) à déroger à toute autre législation ou tout autre principe juridique et même à révoquer le droit den appeler des décisions de lorganisme de réglementation devant les tribunaux. Dans un geste particulièrement brutal, le projet de loi révoque rétroactivement les droits des participants à toute part des surplus résultant des pertes partielles de régimes (la prétendue affaire Monsanto) remontant à 1988, même dans le cas où des objections ont été déposées ou que le cas est à létude. Il est clair que la législation protège la confiance du public, en ce sens que nous pouvons demeurer confiants que le gouvernement Eves fera tout ce que les entreprises avides lui dicteront. |
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