Voici le premier d’une série d’articles que vous recevrez deux fois par mois pour vous informer sur les derniers événements à survenir dans l’industrie des transports.
Pour commencer, j’aimerais vous informer d’un des projets menés par le CCEA qui risque de vous intéresser. Il s’agit du système d’évaluation et de reconnaissance des acquis et des titres de compétences étrangers » (ou ERATCE).
Le système d’évaluation et de reconnaissance des acquis et des titres de compétences étrangers (ERATCE) du Conseil canadien de l’entretien des aéronefs (CCEA) repose sur l’intégration de deux processus essentiels : l’évaluation des acquis (EA) et l’évaluation des titres de compétences étrangers (ETCE).
Le raisonnement derrière l’évaluation des acquis (EA) est assez simple : la majeure partie de notre apprentissage n’a pas lieu en classe. Il y a de nombreuses solutions de rechange à l’éducation formelle et à la formation régulière pour acquérir des connaissances, des compétences et de l’expérience. Bien entendu, cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus tenir compte de l’enseignement traditionnel. Le but de l’EA n’est pas de remplacer les méthodes d’enseignement et de formation éprouvées, mais de reconnaître et d’accréditer l’apprentissage fait par d’autres moyens.
L’évaluation des titres de compétences étrangers (ETCE) suit le même raisonnement que l’EA : elles ont toutes les deux l’objectif commun d’offrir une évaluation exacte des aptitudes et des compétences d’une personne. L’ETCE évalue les titres de compétences conférés par un établissement d’enseignement international et les compare aux normes des établissements d’enseignement reconnus par l’industrie. L’ETCE compare vraiment les résultats d’apprentissage attendus des programmes offerts par les établissements étrangers avec ceux des organismes de formation canadiens. Elle tire des conclusions sur les niveaux d’équivalence entre les aptitudes, les connaissances et les capacités des étudiants de chaque source d’apprentissage.
Comment le système d’ERATCE aidera-t-il notre industrie?
Il présente visiblement plusieurs avantages à l’industrie aéronautique et aérospatiale : l’employeur canadien ne considérera plus qu’il doit prendre un risque chaque fois qu’il reçoit le curriculum vitæ d’un candidat étranger ou encore d’un candidat canadien qui a acquis de l’expérience dans un autre pays. Ce système permettra à l’employeur d’être confiant qu’un technicien a les aptitudes, les connaissances et les compétences pour effectuer le travail en se fondant sur les normes établies par l’industrie. Les employeurs et les travailleurs pourront cibler des programmes spécifiques de perfectionnement professionnel au besoin.
Ce système offre également moult avantages pour les membres de l’AIMTA. Des membres mis à pied et frappés de plein fouet par l’effondrement de leur corps de métier pourront avoir recours à ce système pour connaître les aptitudes et la formation exigées pour passer à un nouveau métier et même s’informer des régions du pays qui connaissent un boom économique et des entreprises qui embauchent des gens dans leur nouveau métier. Les membres souhaitant se perfectionner et développer leurs aptitudes dans un nouveau métier pourront tirer profit de ce système pour se doter des outils nécessaires pour réussir leur nouvelle carrière.
Les membres du personnel du MDN à l’emploi des forces de l’air qui sont sur le point de terminer leur carrière et d’intégrer le marché du travail du Canada en bénéficieront également beaucoup. Grâce à leur formation étendue et leur vaste expérience acquise au cours de leurs années de services au sein du MDN, ces techniciens seront à même de comprendre la place que leur réserve l’aviation et la formation supplémentaire qu’ils pourraient être appelés à suivre pour réussir leur nouvelle carrière.
Les établissements d’enseignement au Canada et à l’étranger en profiteront de même, puisqu’ils seront en mesure d’évaluer rigoureusement leurs cours et la qualité de leur formation en regard des résultats de l’ERATCE et d’ajuster leur matériel didactique et leur processus en conséquence. Les établissements étrangers pourront travailler à atteindre la norme canadienne, ce qui produira des techniciens mieux formés et, par extension, une industrie plus sûre pour le monde entier. Ils pourront également concevoir un grand choix de cours de formation en modules que les techniciens qui ont récemment immigré pourront choisir et qui répondront précisément aux besoins de leur curriculum vitæ.
Le système devrait être en place et fonctionnel en 2007 puisqu’il est encore en cours de développement.
Si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements, écrivez-moi un mot à l’adresse cdacosta@iamaw.org ou visitez le site Internet du CCEA à l’adresse www.camc.ca.
Carlos DaCosta
Coordonnateur des lignes aériennes
AIMTA Canada