Le département de la santé et sécurité

LE POISON NUIT À VOTRE SANTÉ

L’AIM revendique un programme gouvernemental solide et complet visant à réduire la présence de poisons dans les milieux de travail et les collectivités. Dans un mémoire présenté au gouvernement ontarien sur son document de travail intitulé Création de la stratégie ontarienne de réduction des substances toxiques, l’AIM implore le gouvernement d’agir rapidement pour faire de la province un endroit plus sain où vivre et travailler.

Faisant écho à la Fédération du travail de l’Ontario et plusieurs autres groupes environnementaux, l’AIM demande que la stratégie gravite autour du principe de précaution. En termes simples, cela se traduit par l’adage suivant : « Préférer la sécurité au regret ». En vertu du principe de précaution, les manufacturiers et utilisateurs de substances toxiques seraient tenus de faire la preuve de leur sécurité. À l’heure actuelle, une substance est réputée être sécuritaire à moins qu’il ne soit démontré qu’elle est dangereuse.

En l’absence du principe de précaution, nous n’agissons qu’une fois que de graves dommages ont été subis, donc beaucoup trop tard.

Dans son document de travail, le gouvernement de l’Ontario propose d’obliger les entreprises à préparer des plans de réduction des substances toxiques. Cependant, la mise en œuvre de tels plans serait une mesure volontaire.

Dans son mémoire, l’AIM insiste sur une mise en œuvre obligatoire, soutenue par des mesures gouvernementales de surveillance et de réglementation efficaces et dotées des ressources adéquates.

Dans trop de cas, nous avons été témoins des résultats catastrophiques du volontarisme, de la déréglementation et de l’autoréglementation sur la santé communautaire.

Éliminer des poisons peut nécessiter des modifications considérables aux produits et aux processus, des modifications qui pourraient avoir de graves impacts sur certains groupes de travailleurs et certaines collectivités. L’AIM demande des programmes « de transition juste » financés par l’État pour atténuer le fardeau des modifications sur ces travailleurs et collectivités.

Dans son mémoire, l’AIM fait aussi valoir l’importance du principe du « droit de savoir ». Ainsi, les entreprises ne pourraient retenir de l’information sur des substances toxiques des travailleurs et des collectivités en prétextant le secret commercial. L’AIM souligne aussi que les « nanotechnologies » émergentes (création de substances microscopiques) comportent un nouvel ensemble de dangers qui commandent un recours attentif au principe de précaution.

Enfin, l’AIM demande que le programme de réduction des substances toxiques ait une portée étendue, en termes à la fois des entreprises et des substances couvertes.